Seul dans ma nuit...

Publié par BS Editing le

 

Souvent on me pose la question : " comment fais-tu pour dormir seul en forêt " ? La réponse est simple, plus j'y dors et plus j'apprécie ce moment magique de solitude passé en forêt la nuit.


Je me rappelle de ma première nuit passée au milieu des bois, comme si cela était hier… En fait, je n'ai pas dormi un seul instant, réveillé par la multitude de bruits inquiétants qui entouraient mon bivouac.


Tout a commencé à la tombée de la nuit, fatigué par une longue marche d'approche et rassasié par un repas bushcraft digne d'un banquet gaulois, je décide de me mettre au chaud dans mon sac de couchage pour passer ma toute première nuit de bivouac (Zzzzzz…???) Mais au bout de quelques minutes l'inconfort du sol me réveille et m'oblige à repasser en boucle ma journée intense passée en nature.


Je me concentre donc sur les étoiles qui tapissent le ciel et tente de repérer les constellations qui illuminent cette merveilleuse nuit qui s'annonce prometteuse. Tout coup, un craquement attire mon attention et m'oblige à me concentrer sur le silence qui l'entoure… rien ??? La nuit noire et profonde renforce mon inquiétude et mon esprit commence à psychoter. 


  • Est-ce un animal sauvage ? Peut-être même un prédateur qui m'observe pour m'attaquer ?

 

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Le silence pesant de la nuit noire vient ensuite occuper mon imaginaire. Malgré mes efforts de concentration pour essayer de gérer mon émotionnel, mon esprit reprend le dessus et chaque forme, chaque bruit de la forêt se transforment en monstre sauvage tout droit sorti d'un film d'horreur.


Je décide donc de prendre le taureau par les cornes et je saisis ma lampe torche d'une puissance de 2000 lumens… et je réalise à cet instant que mon éclairage digne d'une boîte de nuit à probablement réveillé la moitié des habitants de la forêt !? J'éteins donc ma lampe en me faisant le plus discret possible et en m'excusant dans mon fond intérieur pour le dérangement occasionné.


Quelques minutes passent… Je lutte tant bien que mal contre la fatigue accumulée tout au long de cette journée de marche. Fatigué par toutes ces émotions fortes, je sombre lentement mais sûrement dans un coma profond et me réveille quelques heures plus tard ébloui par un rayon de soleil.


La première nuit passée ne s'est pas déroulée comme je l'imaginais calme et paisible, mais au moins je me suis prouvé que j'étais capable de dormir en extérieur sans être enfermé entre quatre murs. 


Aujourd'hui, passer une nuit en forêt est devenu pour moi un moment de sérénité et de communion avec ce tout qui constitue la forêt. Un sentiment de sécurité a remplacé ma peur et il m'est maintenant de plus en plus difficile de revenir dormir en milieu clos loin de cet espace naturel si réconfortant. 



Spéciale dédicace à French Wild.


Evebushcraft


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